Speaking With The Angel

Ces derniers temps, je n'ai fait que lire des nouvelles. Mais ce recueil a été un vrai coup de coeur, alors je romps ce long de silence de non-article pour vous en toucher deux mots. Le fils de Nick Hornby étant autiste, il a demandé à plusieurs auteurs super connus et super cool de participer au livre pour la bonne cause. Parmi eux, Helen Fielding, Zadig Smith, Irvine Welsh et même... Colin Firth ! 

Ma nouvelle préférée, je pense qu'elle vient de Nick Hornby lui-même. "Nipple Jesus" raconte l'histoire d'un vigile qui doit surveiller une oeuvre qui fait parler d'elle puisqu'il s'agit d'une image de Jesus recomposée avec des milliers de découpages de seins. Au départ, il trouve le montage vraiment idiot puis finis par s'attacher à l'oeuvre et même à la défendre. Et puis comme c'est une nouvelle, je n'en dirai pas plus.

Il y a aussi cette histoire de Melissa Banks, parce qu'elle raconte une soirée dans la vie d'un couple et que je suis une éternelle romantique.
"I say the truth, which is, 'I feel old'.
He puts his coat around my shoulders and says 'Is that better?' and I realize that I've spoken into his bad ear."  

Irvine Welsh a fait une bonne nouvelle, mais qui m'a tout de même un peu déçue. Peut-être parce qu'on ne retrouvait pas autant l'accent écossais que dans ses romans. Et puis pour le reste, c'était parfois sans plus, mais la plupars du temps je ne pouvais plus m'arrêter. Alors je me dis que l'année 2012 commence fort et ça me redonne espoir, parce que je n'ai pas eu autant de coups de coeur que je l'esperais l'année dernière. 
________________________________________________________________________________  
 
Le plus
- Vraiment très drôle. Ca faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant fait rire.
- Permet de découvrir certains auteurs.


Le moins  
- Je n'ai pas accroché à certaines histoires et je trouve Helen Fielding agaçante.   




Titre original
Speaking With The Angel

Auteur
Nick Hornby






Glu

Terry, Carl, Billy et Gally sont quatre amis d’enfance, que l’on suit des années 70 au début du 21ème siècle. Bien qu’ils soient tous très différents, ils ont tout de même une chose en commun : Edinburgh et ses galères. Ils découvrent tout ensemble : le sexe, le foot et la drogue.

Terry – le beau gosse, qui n’a qu’un but dans la vie, c’est d’enchaîner un max de meufs. En résumé, c’est un romantique ! Aussi appelé Juice Terry, à cause de l’emploi de ses rêves qu’il a occupé quelques temps : vendeur ambulant de jus de fruits.

Billy – le boxeur. Celui qui a le plus d’intégrité et qui sait toujours quoi dire au bon moment. C’est un type posé, qui perd son innocence au fil des ans, et apparaît un peu blasé.

Carl – mon préféré – son père lui a apprit à aimer la musique, il est donc devenu dj. Il a monté sa propre boîte et collectionne les filles en même temps que les petites pilules.

Gally – le sensible qui a la poisse. A peine majeur, il est envoyé en prison pour avoir taillader le visage d’un type au couteau. Même si ce n’est pas lui le coupable, il ne le dira jamais.
________________________________________________________________________________  

Citations :
« Elle me dévisage une seconde ou deux, et si elle avait tenu plus longtemps, elle aurait compris que je déconnais. Mais elle se retourne vers Terry. J’ai envie de dire à ces grands yeux tristes, nan, Lucy, Terry est un connard. Il te traite comme une merde et se fout de ta gueule. Mais moi, je t’aime. Je te traiterais comme il faut. Laisse-moi venir chez toi et te niquer jusqu’à la moelle. » (p200)

« Terry remercia toutes ces années de picole excessive et de plats à emporter. Sans eux, il aurait vécu une fin tragique. Un homme de moindre envergure, versé dans l’exercice physique et les régimes sérieux plutôt que dans l’indolence, l’abus de substances et la paresse, serait mort à cette heure-ci. Un homme de moindre envergure. » (p661)

Les plus :
- il y a quatre narrateurs, ce qui donne un bon rythme au livre. 
- la ville d’Edinburgh.
- Renton et sa bande (Trainspotting) font de brèves apparitions.

Le moins :
- La VF. Car on a pas le droit à des « ye kin git » purement Scottish.




Titre original
Glue

Auteur
Irvine Welsh






© poucr -- 2011